Fiasco de l’éducation au Maroc : un historien français avait tout prévu il y a 50 ans

Et si l’état actuel de l’éducation au Maroc était tout à fait prévisible depuis 50 ans? Et si l’état catastrophique était prémédité par une élite bien établie qui souhaitait continuer à avoir la mainmise sur le Maroc? C’est que laisse entendre cette lettre envoyée par Charles-André Julien, éminent historien français spécialiste du Maghreb. Au lendemain de l’indépendance, il fut invité par Mohammed V à fonder l’Université marocaine, et fut à cet effet nommé premier doyen de la Faculté des Lettres à Rabat.

Cette lettre a été adressée à M. Bennani, Directeur du Protocole de Mohammed V.

Charles André Julien

Paris 1 Novembre 1960

Cher ami,

Depuis hier 31 Octobre, j’ai cessé d’être officiellement doyen de la Faculté des Lettres de Rabat. Je puis désormais m’exprimer en toute liberté.

J’ai été appelé par Sa Majesté à contribuer à resserrer les liens culturels entre l’Occident et l’Orient. Je l’ai fait de mon mieux. J’ai créé de toutes pièces une Faculté qui a acquis un solide renom, et qui eut pu devenir le centre culturel le plus important de l’Afrique musulmane et un centre d’attraction pour les Africains francophones. J’ai toujours été partisan de l’arabisation, mais de l’arabisation par le haut. Je crains que celle que l’on pratique dans la conjoncture présente ne fasse du Maroc en peu d’années un pays intellectuellement sous développé. Si les responsables ne s’en rendaient pas compte, on n’assisterait pas à ce fait paradoxal que pas un fonctionnaire, sans parler des hauts dignitaires et même des Oulémas, n’envoie ses enfants dans des écoles marocaines. On prône la culture arabe, mais on se bat aux portes de la Mission pour obtenir des places dans des établissements français. Le résultat apparaîtra d’ici peu d’années, il y aura au Maroc deux classes sociales : celle des privilégiés qui auront bénéficié d’une culture occidentale donnée avec éclat et grâce ä laquelle ils occuperont les postes de commande et celle de la masse cantonnée dans les études d’arabe médiocrement organisées dans les conditions actuelles et qui les cantonneront dans les cadres subalternes. Avec de la patience et de la méthode on eut pu aboutir à un tout autre résultat, qui permettrait de donner à tous les enfants des chances égales d’avenir.

Le Ministère de l’Education Nationale ne parait pas répondre aux services qu’on attend de lui. On ne saurait dire que l’ordre et la compétence y triomphent, cependant que les éléments marocains les plus valables et soucieux de l’avenir de leur pays sont attaqués dans l’Istiqlal. Les dossiers importants sont parfois partagés entre trois services sans que le cabinet laisse jouer au Secrétariat général son rôle normal de coordination. Le Ministre ne semble pas désirer les contacts. A part la visite de courtoisie que j’ai pu faire après ma nomination, je n’ai jamais eu l’occasion de m’entretenir avec lui. Le Directeur de l’Enseignement supérieur, dont dépend la Faculté, ne répond généralement pas aux lettres. Les mesures les plus importantes sont improvisées, et il m’est arrivé de les apprendre par leur publication au journal officiel sans que j’aie té consulté. C’est ainsi qu’à la mi-octobre 1960, on a décidé en quelques heures de créer une propédeutique et des certificats de licence marocaine de langue française, sans que les programmes aient été au préalable étudiés et que les incidences de ces initiatives aient été mesurées. J’ai appris ces décisions en prenant connaissance de textes polycopiés déposés sur le bureau de ma secrétaire. Il est impossible de faire un travail efficace avec une technique si contraire ä la bonne administration. S’il est un domaine en effet où l’improvisation a des conséquences redoutables pour l’avenir, c’est Enseignement. On ne semble pas s’en douter.

Sa Majesté m’a appelé à Rabat pour promouvoir la culture marocaine, et non pour être complice de sa ruine. Je me suis donc retiré, laissant à d’autres les responsabilités d’une politique universitaire qui me parait imprudente et vouée à l’échec. Je répète que le Maroc est totalement libre de choisir la politique culturelle qui lui semble la meilleure, mais c’est à des Marocains qu’il doit en confier l’application. C’est pour cela que j’ai sollicité du Ministre mon remplacement par un doyen marocain. Un autre point me parait grave quoique d’un autre ordre, c’est celui de la situation faite aux fonctionnaires français qui sont en place, telle que j’ai pu l’apprécier par ma propre expérience. Que le Maroc les remplace par des nationaux, cela est tout à fait normal, mais qu’il ne leur témoigne pas des égards auxquels ils ont droit, cela me parait difficile à admettre. Depuis trois ans, j’ai consacré la majeure partie de mon temps au Maroc sans autre rémunération que le remboursement partiel de mes frais. Je l’ai fait volontiers, mais que l’on m’ait placé à plusieurs reprises devant le fait accompli alors que j’avais la responsabilité de la marche de la Faculté, cela ne saurait être admis par un homme conscient de sa dignité. Faire toutes les besognes officielles, et être tenu à l’écart des décisions fondamentales, c’est pour un doyen une position morale qu’il lui est impossible de supporter. Quand par exemple, le Recteur organise un banquet en l’honneur de son collègue de l’Université de Paris, le Professeur Debré, et qu’il y invite mon adjoint M. Ben Bachir sans m’y convier moi même, bien qu’il sache ma présence à Rabat, il pratique une ségrégation regrettable qui m’oblige à me souvenir que le soir de la Celle Saint-Cloud, j’étais l’hôte de Sa Majesté au premier dîner en l’honneur du Maroc indépendant. Je puis mesurer par ce seul fait les changements qui se sont produits depuis cinq ans.

A la cérémonie émouvante qui a marqué mon départ, et à laquelle assistaient de nombreux marocains et français, j’ai été salué par un professeur, fonctionnaire du rectorat, et par le vice-doyen de la faculté. Le ministre n’était pas présent, et pas d’avantage le directeur de l’enseignement supérieur. Ce sont les Marocains qui ont éprouvé le plus de gène. Si j’ai reçu une lettre très aimable du recteur, le ministre n’a pas cru devoir me témoigner la reconnaissance du Maroc, soit en m’écrivant, soit en me recevant. Par contre, l’ambassadeur de France et le conseiller de la Mission culturelle dont je ne dépendais en aucune mesure et qui ont toujours strictement respecté l’autonomie de la Faculté, m’ont réservé à plusieurs reprises le meilleur accueil. Je me serais abstenu de signaler l’attitude à mon égard du Ministre de l’Education Nationale si elle n’avait entraîné des conséquences sur lesquelles je vous serais obligé de bien vouloir attirer l’attention de Sa Majesté. Depuis le 10 mai dernier (2), date à laquelle j’ai donné ma démission, j’ai écrit à plusieurs reprises au Ministre pour l’informer de la situation. II n’a pas jugé utile de m’accorder un entretien. Avant de retourner au Maroc, je l’ai informé que je serais à Rabat, pour un dernier séjour, à partir du 13 Octobre et que je me tiendrais à sa disposition. J’avais l’intention de le prier de solliciter pour moi une audience de sa Majesté. Fonctionnaire chérifien, je devais en tant que français donner l’exemple du respect de la voie hiérarchique qui s’impose à tous. M’adresser directement au Palais, sans passer par l’intermédiaire de mon ministre eut manqué aux règles les plus impératives de l’Administration. Mon Ministre ne me convoquait pas, j’ai été mis dans l’impossibilité à mon grand regret de présenter à Sa Majesté mes remerciements pour la confiance qu’elle m’a toujours témoignée.

Croyez mon ami à mes souvenirs les meilleurs.
Charles André Julien, professeur à la Sorbonne ».

Source : Centre d’Histoire de Sciences Po Paris

Un article détaillé sur Charles-André Julien est publié sur le numéro de Juin 2012 du magazine Zamane.

46 thoughts on “Fiasco de l’éducation au Maroc : un historien français avait tout prévu il y a 50 ans

  1. Ce n’était pas la peine d’être français, historien et doyen d’une factulté pour prévoir que l’Istiqlal avait autre chose en tête au lendemain de l’indépendance que l’intérêt du pays !

    Mais c’est bon que ce soit rappelé.

  2. Le dilemme du dictateur: avoir une population instruite avec une economie epanouis et risquer que la population se rebelle, ou une population illetree et docile avec le risque d’une economie en retard sur son temps.

    Ben Ali a fait le premier choix et il l’a paye cher. La monarchie marocaine a fait le choix de kelakh lkelb ytab3ek.

  3. C’est plutôt une lettre de qlq’un qui pleure sur les prévilèges et la place qu’avaient en tant de colonisation qu’un message d’alerte. Si le Maroc avait choisi d’arabiser l’enseignement c’était pour pouvoir concrétiser son indépendance, ceci ne plaisait pas à ces monsieurs qui se croient tjs tuteurs de ce Grand Maroc.C’est bien regretable que la politique d’arabisation a été faite par les françaisants ou par les français eux-mêmes.l’exemple de l’enseignement en Irak preuve ce qui a été dis.

  4. encore une fois une preuve qui concrétise un fait très regrettable, le fait qu’on vie dans un Maroc, hélas, gouverné par plusieurs rois, le pouvoir est partagé, mais les intérêts divergent!
    au moment ou le souverain cherchait à établir la base de l’éducation universitaire en se dirigeant vers une personne d’orfèvre dans la matière (logique l’impose! le Maroc des années 50 n’était pas un modèle de développement)il se devait de confier aux bonnes personnes les bonnes missions, car il n’était plus qu’une question d’établir des fondements solides, il fallait rattraper le temps perdu.
    les autres faux gouverneurs, au quels était adressée cette lettre, ne la voyait qu’au titre de rappel, et non au tire informatif, car tout simplement, ils partageaient la même vision, et savaient à quoi elle mènera le Maroc du lendemain… Mais peut-on vraiment changer quelque chose qui sert nos intérêts?

  5. @Abdo : vous racontez vraiment n’importe quoi, avec une arrière-pensée de frustration et d’aveuglement.
    Ce que ce monsieur avait prédit, c’est exactement la réalité d’aujourd’hui.

  6. Ce n’est malheureusement aujourd’hui que la triste réalité. Les diplomés chomeurs, les jeunes tenant un poteau au bout de la ruelle, tous ont eu droit à une arabisation qui a fait d’eux ce qu’ils sont aujourd’hui, quant à l’élite de la mission ils sont dans tous les postes clés, chefs d’entreprises etc… Mais au lieu de tergiverser sur ce que nous aurions pu être retroussons plutot nos manches et il faut corriger cette tendance, il faut que l’enseignement soit pour tous identiques et offre à tout un chacun sa chance. La réalité est là, l’avenir de nos enfants en dépend

  7. c´est exactement la réalité,le facteur qui n´avait pas ete prévu est la montée de l´islamisme qui fait concurence au système et qui s´avère de plus en plus dangereux pour le pays avec un retour en arrière effrayant. l´education aurait permis le choix au peuple alors qu´aujourd´hui il ne l´a pas, voici le revers de la médaille.

  8. Voilà qui est des plus intéressants. Quoique cela reste simplement un sentiment auquel il manquait la preuve. C’est maintenant chose faite.

    Il nous faut dorénavant accepter ce passé et se construire dessus. La réforme de l’éducation est la seule priorité. Nous ne pouvons construire ni justice, ni santé, ni économie et surtout pas la démocratie, sans ce prérequis. Il est vrai qu’avec ce gouvernement de branquignols que nous avons, nous sommes très mal partis pour les 5 prochaines années. Mais cela ne doit pas nous empêcher, en tant qu’élite intellectuelle de faire notre part de quelque manière que ce soit.

    Merci a O. El Hyani d’y participer de cette manière!

  9. Ce qui est bizarre, c’est qu’on est en 2012 et qu’on a toujours besoin du témoignage d’un Français. Comme si on vivait au Sénégal ou au Mali. De plus, c’est normal de voir un chantre du colonialisme mettre la faute sur le dos de l’arabisation. Les Turcs, eux, ont-ils adopté le français pour se développer?

  10. le savoir c’est le pouvoir;et le peut d’élites que nous avions après l’indépendance voyait mal les enfants du peuple pouvoir monter au grades des aisés dans ce pays;carles enfants du c’est travailler sans cervelle càd des bons à tout faire sauf faire travailler son cerveau

  11. Abdessalam!
    Tu nous tends une perche là!
    La Turquie! C’est l’exemple qu’il manquait ici justement!

  12. Est ce qu la Turquie a eu une batterie a deux temps : une instruction pour une élite et une seconde pour le peuple ? Pose toi la question ? Je ne suis pas contre l’arabisation mais contre la betisation. Ok pour l’arabisation mais mettez le système à jour, donnez aux étudiants la possibilité d’avoir des cours où la réflection est le maitre mot de façon a en faire des hommes de demain au lieu de les robotiser. C’est mon reproche à l’arabisation. La formule doit être revue et corrigée avant être mise en application car nous continuons à sortir “récite moi par coeur” et les parents dans tout cela jongle entre le privé et le public ne sachant plus ou donner de la tête pour que leur progéniture sorte du lot.

  13. Concernant la politique de l’enseignement et le probleme de l’arabisation, je vous renvoi au livre très intéressant du Dr My Driss Kettani ً ثمانون عاما من الفراكفونيةًً و كذلك كتابه حول نظام التعليم بالمغرب

  14. Je reprends ce qui à été dit précédemment, “le savoir est le pouvoir” ;

    Au delà de la langue arabe ou française, être polyglotte et ouvert aux autres cultures mène à comprendre d’abord l’environnement dans lequel on vit, puis savoir ce qu’il se passe autour de nous, être sensible à la vie politique de notre pays, y participer, et éventuellement être réactif.
    Car rappelons le, un citoyen ne remplit son rôle de citoyen que si il s’exprime, se révolte, se défend !

    Prenons le cas du Pakistan, après le départ des britanniques, l’éducation s’est dotée de l’anglais.
    Ce n’est pas pour la beauté de la langue, mais plutôt pour pouvoir être capable de frapper l’ennemi avec ses propres armes. S’accaparer un outil de plus, s’ouvrir sur le monde, élargir l’horizon du citoyen en terme de polyvalence linguistique, lui permettre une accessibilité au reste du monde, en bref participer à son épanouissement intellectuel.

    Maintenant, l’exemple du Pakistan projète la lumière sur un régime qui a su tirer profit du colonisateur (langue, sport, culture…) et de ce fait à permit à sa population de faire le transit de manière “naturelle” (un colon reste un colon je sais) contrairement au Maroc qui à nourrit son peuple de “complexe” d’infériorité, alimenté par une langue et une culture qu’on considère n’appartient qu’à l’élite, et que seul l’élite convient de posseder.

    C’est précisément cela qui me rend triste, et comme disait Malcom X à propos des médias :

    “The media’s the most powerful entity on earth. They have the power to make the innocent guilty and to make the guilty innocent, and that’s power. Because they control the minds of the masses.”

    C’est un peu la même chose qui se passe ici, on arrive à nous faire gober que sans le français “et ce qui va avec” nous ne sommes rien, et la majorité finit par croire à cet immense mensonge alimentée au quotidien
    de superbes exemples.
    Frustrant.

    J’en viens pour conclure sur une anecdote déroutante ;

    Je me trouvais dans un pub avec des amis, mon frère devait passer, il à du tarder quelque peu et n’est arrivé qu’à 5 minutes de la fermeture du lieu.
    A la porte, le videur lui dit : “lla khoya rah salina hta lgheda o rje3”
    Mon frère lui explique : “lla rah gher jit nchouf khti o nkhrej daba, maghadich ngless”
    Enervé, le videur rétorque : “wa safi rah hderna m3ak a khey”
    Mon frère lui lance : ” Monsieur, je vous en prie, 5 min et je suis dehors”
    Monsieur le videur : “Ah, wakha wakha, dkhoul a sidi sme7lia a khey..”

    Mon frère qui ne vit pas au Maroc, à été pour le moins abasourdi, il s’est précipité vers moi, le visage en colère, dégouté.
    Il m’a dit : “attends, le gars me considère supérieur aux autres être humains en l’espace de 5min parce que je suis passé d’une langue à l’autre ?? ”

    Triste.

  15. comme on garde notre ancienne vision sur l’éducation; c’est qu’elle ne représente pas un domaine producteur comme les autres secteurs(finances, minerais..),on va pas aller loin..un pays qui veut se développer et sortir de sa misère, investit dans son capital humain

  16. c’est avec grande tristesse qu’on apprend d’ici et de là que le Maroc va vers sa ruine tandis que d’autres restent fidels à leur politique de l’autuche. C’etait voulu! notre état d’aujourd’hui sur tous les sécteurs ne pouvait mener qu’à la crise cardiaque.En ce qui concerne l’éducation nationale: l’arabisation a été une faute fatale admettons-le!

  17. Monsieur Charles a parfaitement raison.les criminels qui ont imposé la campagne d’arabisation dans l’enseignement devront être jugés.Parce que ils ne sont pas honnêtes et sérieux.la preuve leur progénitures occupent des postes clés .leurs enfants et leurs petits-enfants apprennent à lire et écrire dans des écoles de mission Française ou espagnole.c’est pas de l’hypocrisie tout ça.

  18. {وَلَن تَرْضَى عَنكَ الْيَهُودُ وَلاَ النَّصَارَى حَتَّى تَتَّبِعَ مِلَّتَهُمْ قُلْ إِنَّ هُدَى اللّهِ هُوَ الْهُدَى وَلَئِنِ اتَّبَعْتَ أَهْوَاءهُم بَعْدَ الَّذِي جَاءكَ مِنَ الْعِلْمِ مَا لَكَ مِنَ اللّهِ مِن وَلِيٍّ وَلاَ نَصِيرٍ }البقرة120

  19. M. Mohamed vous illustrez un vrai cas de zapping. Réveillez-vous! Dieu n’est en rien responsable de ce qui est fait à notre enseignement. Les réformes assassines sont faites par des corrompus guidés par leurs seuls intérêts.

  20. Le problème c’est que c’est cons la sont pas anglophones, mtn je suis des années en avance sur eux juste parce que je maîtrise cette langue ! un conseil, laisser tomber la langue de Molière, elle est cliniquement morte, la langue d’aujourd’hui c’est celle de Shakespeare et qui sais demain on parlera chinois !

    have a great time, Fes will fall ASAP

  21. MR MOHAMED,J’AI LU LE VERSET 120 DE “SOURATE AL BAKARA”EN ARABE ET EN FRANCAIS,QUI DIT AUX MUSULMANS DE NE PAS SUIVRE JUIFS ET CHRETIENS DANS LEURS RELIGIONS ET LEURS PASSIONS;MAIS JAMAIS LE CORAN N’A INTERDIT AUX MUSULMANS DE SUIVRE LEURS CULTURE…PAS D’AMALGAME SVP

  22. Le problème est dans la corruption et le massacre des compétences, dans l’inégalité des chances, dans l’absence de l’éthique, de la inconscience, de la répartition de l’enseignement selon les intérêts et les classes sociales et nom de l’arabisation ou la francophonie… Dans la manière d’agir et de gérer ce systhème……..

  23. C’est révélateur d’autant plus que c’est affligeant. Je ne vais pas renchérir sur ce qui a été dit, mais je vais juste rappeler que NOTRE PROBLEME majeur c’est que cela fait presque 60ans après l’indépendance et nous n’avons pas fait notre départ en matière d’éducation et de connaissances. Et là il faut rappeler que sans éducation il n’y ni économie, ni art, ni civilisation, ni pouvoir politique, bref, il n’y a pas de CITOYEN. Et malheureusement nous continuons à patauger sans une vision claire et éclairée. J’ai peur que ce soit déjà trop tard, parce que le clivage est déjà installé et la différence des classe s’est accentuée sans aucune volanté de changer et de faire avancer les choses.

  24. je ne suis pas d’accord qu’ilavait tout prevu, cependant, j’estime que tout ce qui a ete ecrit est plus ou moins vrai, cependant je croix que la problematique de l’enseignement se resume en ce qui suit, l’adoption du systeme canadien est la cause des deboires de l’enseignement au maroc, avant on apprenait l’alphabait, ensuite on apprenait comment construire des mots et plus tard des phrases, maintenant on inculque aux éleves d’abord des mots et des phrases, (qu’ils ne font que scanner) et pui les lettres de l’alphabait, la premiere methode est plus efficace qlq soit la langue, par ailleur la question qui à mon humble avis constitue une honte à notre système d’education est le fait d’adopter la langue arabe jusqu’au bac pour ensuite entamer les études universitaires en langue française, c’est une pure aberration

  25. le probleme n’est pas l’arabisation, croyez vous que si le systeme était entierment en francais qu’on sera développé ??? c vraiment stupide de réflechir comme ca. tu as des pays avec une langue parlée que par eux, mais ou ils ont jamais posé cette question bete et conne de dire ah non on ne pourra pas avec notre langue il faut imposer l’anglais, je donne par ex : les pays bas, israel, iran, inde, la turquie, la catalogne ……. le veritable probleme sont des gens comme ce monsieur, qui nous ont introduit ce complexe selon lequel l’arabe serait une sous langue des oulémas, indigenes et pauvres et le francais la langue du développement, de la science et de l’émancipation…
    hélas les ennemis de la langue arabe n’en manquent pas dans notre pays, ces gens ont vite oublier qu’une bonne partie de l’europe parlait Arabe, que l’arabe était à une époque la langue des mathématique de la philosophie et des arts !!!

  26. toute l’afrique parle en francais, ce n’est pas pour autant que ce sont des pays développé, le probleme n’est pas l’arabe, c’est completement stupide de croire que c’est l’arabe la source de nos problemes, le veritable probleme est biensur cette bourgeoisie grandissante qui n’apprends pas l’arabe à l’école qui pratique une autre langue que celle du peuple? qui ne connait rien sur l’histoire du pays, ni même sa géographie ……………………………………………………………………………………………………………………………………..

  27. L arabisation de l enseignement public uniquement avait pour but la creation d un Maroc à deux facettes
    _une large couche arabo _amazigh docile ignarde sous instruite et sensees repondre aux besoins quotidiens de ses MAITRES
    _une infime parti de marocains Chorfas alaouites et idrissides Les grandes familles bourgeoises citadines(commerciales) et rurales(agricoles) Les familles Caidales(makhzen et officiers de l armee coloniale) Les famille protegees par les consulats etrangers Les riches familles israelites et hispaniques
    donc un maroc a deux Vitesses aliené sous developpé et qui le RESTERA sans L UNIFICATION DU SYSTEME EDUCATIF POUR TOUS LES MAROCAINS qu ils s appelle sidi, moulay, moha, daoui, moché, ou autre
    que le meilleur ……. a bon entendeur …..

  28. A M. Abdo,
    En admettant que vos accusations soient justes, ce qui n’est pas du tout évident puisque, en 1960, C. A. Julien était à la limite de sa carrière et des privilèges, il en avait en tant qu’éminent historien et professeur honoraire dans plusieurs universités, vous ne dites rien sur le complot criant du parti de l’Istiqlal. Sinon, comment vous expliquez qu’on prône l’arabisation (pour les autres) et qu’on se précipite sur les écoles de mission française (pour ses propres enfants)? Un peu de modération s’impose. Aidak Moubarak.

  29. PARLANT DE L ARABISATION…TOUS LES PAYS OU PRESQUE ONT UN SYSTEME EDUCATIF REPOSANT SUR SA LA LANGUE OFFICIELLE…EN IRAQ OU EN CHINE LES INSTRUMENTS DE BORD D UN BLINDE OU UN AVION SONT AFFICHES EN LANGUE DU PAYS PROPRIETAIRE…OR LES ETUDIANTS DE CES PAYS N ETUDIENT PAS LES MATHS OU PHYSIQUE AUX COLLEGES ET AU LYCEES ,COMME CHEZ NOUS EN ARABE , ET VOILA ARRIVE A LA FAC. ILS SE RETROUVENT ETUDIANT LA MEDECINE OU LA BIOLOGIE EN FRANCAIS !!UN PARADOXE QUI A POUR BUT DE METTRE HORS CIRCUIT LES VAGUES DE BACHELIERS DE L ENSEIGNEMENT PUBLIC. MORLITE :OPTEZ POUR L ENS.PRIVE OU C EST LE BANC DE TOUCHE !

  30. Alla El Fassi avait annoncé en 1979 “Si nous arabisons tout la formation scolaire et universitaire du Maroc, avec qui vont parler mes enfants ???”
    La question qui brule les lèvres et qui est un tabou pour tous les arabes, pourquoi avoir chassé les français qui assuraient la meilleur prestation du développement du pays en échange d’une occupation pacifique et pour le bien de son peuple ? et surtout pour qui a t on chassé ces biens faiteurs considérés par les profiteurs comme des forces coloniales ?
    Le Maroc raté sa voir depuis son indépendance puis ses dirigeants de l’époque n’avait qu’un seul souci, le coloniser pour le sucer de sa richesse. Donc c’est fait !!

  31. c’est leP.I qui est la cause de la deconfiture de notre enseignement national en exigeant son arabisation il doit faire son meaculpa et demander pardon au peuple marocain ,ainsi onfermerait cette facheuse et malencontreuse parenthese et repartir de bon pied en s’inspirant du dernier discours royal car il est temps d’en faire la priorite si l’on veut redreser la barre et eviter d’hypothequer l’avenir de nos enfants pour un credit voue au contentieux!

  32. En tant que française convertie a l’islam j’ai découvert que cela était fait exprès par les régimes en place apostat (taghout) lors d’un cours sur la guerre idéologique que l’Occident mène contre les pays musulmans. Un sheikh du nom Ibn Baz l’avait déjà évoqué dans une conférence qui date des années 70. En gros arrêter ou pousser les jeunes a ne plus s’intéresser a la langue arabe par le biais du ministère de l’éducation,de la télé,des series étrangères. En France les hauts responsables militaires et stratégiques parlent arabe,les classes aisées poussent leurs enfants a apprendre cette langue allez savoir pourquoi?
    Soyez fière de votre langue. l’arabe est une langue riche qui ne faut pas oublier fait partie des langues sémite des 3 religions monothéistes.

  33. @ismirach vous me faites penser a dalil boubakeur qui disait cela a été une erreur de virer les juifs d’Algérie parce qu’ils apportaient le commerce et le bonheur aux algériens. Tant que vous penserez en mode soumis attendant l’aide de l’homme blanc vous ne saurez jamais libre. Les berbères du rif l’avaient bien compris. Amazighe : homme libre.
    Le negre de maison disait Malcolm X

  34. malheureusement sa divination devient une réalité amer, dont les marocains continuent à en payer en gros cher. c’est le mauvais fruit d’une hypocrite politique alimentée en charge par des intérpétations de la religion. et qui en fait de l’arabe une langue sainte, facilement défendue par les castes populaires et donc faire de sorte que l’arabisation sera un destin fatal pour les marocains, à l’encontre de des intentions d’élite qui préconise cantonner leur enfants dans des écoles favorisées et leur permet d’acceder au source du savoir, en suite s’en etre épaulés pour monopoliser le pouvoir politique.

  35. C’est un message diplomatique qui serve les intérêts du concerné. Il a le cœur sur ses propres intérêts et de loin l’avenir de l’éducation au Maroc.

  36. La lettre de Charles André Julien, grand commis de l’Etat et ami du Maroc est édifiante. Les égoistes de l’Istiqlal du moment et ceux qui voulaient leur part du gâteau sont bien arrivés à leurs fins. Ce qui se passe actuellement au Maroc est le résultat d’une stratégie bien pensée et calculée depuis des décénies. Il n’y a qu’à voir autour de nous. Quels sont ceux qui ont des fortunes colossales et scandaleuses, les enfants très bien placés dans toutes les sphères politiques et économiques du pays et leurs rejetons bien scolarisés? Il est inutile de répondre à cette question. Même le plus ignards des ignards des villes et des campagnes saurait vous rèpondre.

  37. Abdo… Vous qui savez si bien cracher sur ce Monsieur, vous devriez postuler pour prendre sa place puisqu’il vient de démissionner… Il a au moins de l éducation, du respect et de la classe ce qui ne semble pas être le cas de votre ministre de l éducation nationale!

  38. Le problème de la baisse du niveau des lauréats n’a pas un lien direct avec l’arabisation ou l’adoption des langues nationales dans l’enseignement. Il s’agit avant tout de l’enseignement des langues et du Français, en particulier (une grande faille). En effet, on constate qu’à la fin de leur cursus, plusieurs lauréats n’arrivent pas à conjuger correctement ou constituer des phrases correctes en Français, alos que le concept scientifique est compris dans une autre langue de réflexion!! sans parler de l’Anglais, nécessaire pour le master et le Doctorat en sciences. Enseigner avec plusieurs langues n’est pas un handicap. C’est plutôt un avantage à cette époque où l’on parle de plus en plus du multilinguisme. Bien entendu, les nations ont le choix des langues à adopter après leurs langues nationales. Ainsi, beaucoup de pays francophones commencent à s’interesser à l’Anglais, car ils ont vu qu’ils sont pénalisés sur les avancées scientifiques et l’expertise. En Europe, certains pays commencent à s’adonner à l’Arabe ou au Chinois pour plusieurs raisons? D’autre part, on constate que nos intellectuels ne produisent pas grand chose en leurs langues nationales. Ainsi l’édition d’ouvrages et de supports scientifiques en langues nationales (Arabe, amazigh) est absente. Ceci maintient. MALHEUREUSEMENT, le recours à une seule langue étrangère et la conséquence est une coupure de communication entre la société et les universités.

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