08
Feb
2010
3

TGV au Maroc : A quoi bon?

Le projet de la ligne à grande vitesse Casablanca-Tanger vient d’être officiellement lancé en ce début d’année 2010, deux ans après l’annonce de sa réalisation par la SNCF et Alstom lors de la visite de Nicolas Sarkozy au Maroc en octobre 2007. Le budget alloué au projet est de 20 milliards de DH, et devrait être opérationnel à la fin 2015.

Beaucoup d’observateurs avaient estimé, au moment de la visite de Sarkozy au Maroc, que l’annonce du projet de TGV, venait pour consoler les français, après l’achat d’avions de chasse américains F16 au lieu des Rafale français comme cela a été annoncé auparavant. Il faut signaler que les marchés ont été attribués de gré à gré à Alstom et à la SNCF, sans aucun appel d’offres. Pratique digne d’un pays bananier, surtout sur des projets aux enjeux aussi importants, et avec d’aussi gros montants engagés.

Mais quel est l’intérêt d’investir 20 milliards de DH sur un projet qui est loin d’être vital pour un pays comme le Maroc? La question tout simplement jamais été posée au marocains, ni à leurs députés censés les représenter.

Que pouvait-on faire avec 20 milliards de DH sur la table? C’est équivalent à deux fois le budget alloué à l’INDH entre 2005 et 2009, à deux ports Tanger Med, ou aux deux tiers du budget d’investissement du gouvernement marocain sur une année. Autant dire qu’on met beaucoup d’argent pour un projet dont l’utilité reste à démontrer…

Contrairement à ce que l’on peut croire, les lignes à grandes vitesses (à trains pouvant rouler à plus de 200 KM/h) ne sont pas aussi répandues dans le monde. Le Japon a été pionnier dans le domaine avec son fameux Shinkansen à la fin des années 60, et d’autres pays ont emboité le pas. On retrouve parmi cette liste le Japon, l’Allemagne, la France, l’Italie, la Chine, l’Espagne ou la Corée du Sud. Les Etats Unis n’en disposent tout simplement pas pour l’instant. Le montage de certains projets est en cours, et le débat fait rage entre favorables et hostiles aux projets.

Un petit graphique comparant le PIB par habitant de ces pays (en PPP) avec celui du Maroc, suffira à nous donner une idée sur la richesse des pays qui disposent actuellement de trains à grande vitesse.

Où va-t-on trouver tout cet argent? L’Etat marocain mettra 5,8 milliards de DH sur la table, la France et l’UE devraient effecteur un don de 1,9 milliards, et le reste (12,3 milliards) proviendra de prêts octroyés par la France et la Banque Européenne d’Investissement. En gros, le tiers proviendra du budget de l’Etat (donc de la poche des marocains) au détriment d’autres investissements plus pertinents, et on laissera aux générations futures le soin de payer les deux tiers restants. Tout cela pour pouvoir relier Rabat à Tanger en 1h20.

Par ailleurs, l’ONCF promets un taux de rentabilité de 12,6%, soit deux fois et demi la rentabilité des TGV français! L’ONCF dit aussi s’attendre à 8 millions de voyageurs sur cette ligne, mais on oublie de nous dire l’essentiel : quel sera le prix à payer pour voyager sur le TGV marocain? Le fait de connaitre par avance le taux de rentabilité d’un projet, implique que l’on ait déjà une idée sur les prix qui devraient être appliqués. Or, cette donnée n’apparait nul part sur les communiqués officiels du projet. Il y a fort à parier que le prix est tellement élevé que l’écrasante majorité des marocains ne pourront pas se payer un voyage sur ce TGV. Et la discrétion qui entoure la question du prix de voyage ne fait que renforcer cette hypothèse. Beaucoup estiment d’ailleurs que la catégorie des marocains pouvant emprunter ce TGV, afin de gagner du temps et voyager de Casablanca à Tanger en 2h10, ont déjà les moyens de le faire en avion, et en beaucoup moins de temps!

Réaliser une infrastructure aussi lourde et à la pointe de la technologie ne pourra être que bénéfique à un pays. Mais si ce pays abrite encore 40% d’analphabète, 15% d’habitants vivant en dessous du seuil de la pauvreté, et dont l’économie dépend encore largement de la pluviométrie, un investissement de 20 milliards de DH dans un TGV est tout simplement de la dilapidation de deniers publics.

Cet argent aurait mieux pu servir à réaliser l’extension du réseau ferroviaire vers d’autres villes comme Agadir ou Tetouan, à améliorer la sécurité des passages à niveau voire à les supprimer, ou à acheter de nouvelles rames, plus confortables et plus rapides. Et si on tient tellement à rouler plus vite, l’ONCF aurait pu envisager d’améliorer son infrastructure ferroviaire et permettre aux trains de rouler à des vitesses allant jusqu’à 200Km/h, et ceci avec des investissements beaucoup plus raisonnables que ceux prévus pour un TGV roulant à 350 Km/h. D’ailleurs, un projet est déjà en cours pour réaliser un raccourci entre Sidi Yahya et Mechraa Bel Ksiri, permettant d’éviter de passer par Sidi Kacem, et de réduire la durée d’un trajet Rabat-Tanger d’une heure.

Pendant ce temps là, les entreprises françaises (Alstom et la SNCF entre autres…) ne nous remercieront jamais assez de participer aussi activement à la relance de leur économie. Aux dépends de la notre.

Par Omar in: Economie & Finance, Maroc |
07
Feb
2010
0

Blog gagnant du Maroc Blog Awards!

Trophée de la meilleure blogueuse du Maroc Blog Awards décerné à Imane Tirich

Tout simplement MERCI à ceux qui ont voté pour l’article sur le comparatif des tarifs bancaires au Maroc, comme meilleur article de blog de l’année 2010! La soirée des Maroc Blog Awards a montré la richesse et la diversité de la blogoma, et son évolution rapide.

D’autres articles méritaient tout autant de gagner, comme l’émouvant récit du bref séjour en prison de Docteur Ho, ou le récit de voyage de Aymane Boubouh à Ghaza en pleine offensive israélienne.

Et en attendant l’édition 2010, keep blogging!

Par Omar in: Maroc |
30
Jan
2010
1

Linux Party 2010 à l’Ecole Mohammadia d’Ingénieurs

Le Club Informatique de l’Ecole Mohammadia d’Ingénieurs (EMI) organise la dixième édition de la Linux Party sous le thème “Open Source : bilan, ouverture et horizons” les Samedi et Dimanche 6 et 7 Février 2010 à l’EMI (Carte).

Un programme très riche a été préparé pour célébrer le 10ème anniversaire de cet évènement majeur qui a largement participé à la promotion des logiciels libres au Maroc.

Fait marquant de cette édition, l’OLPC (ou le One Laptop Per Child), sera présenté pour la première fois au grand public au Maroc par M. Jean Thiéry, éminent expert en logiciels libres et M. Ahmed Mansour de l’équipe OLPC Maroc. La Linux Party 2010 sera également l’occasion pour annoncer le lancement de la plateforme de partage Kyndy, entièrement développée avec des logiciels libres, et lancée par la startup marocaine Golden Umbrella. En outre, la LP 2010 connaitra des présentations de M. Abderrahman Elkafil, DG de Nextma, à propos des solutions libres pour les entreprises, et de M. Samuel Balle, DG de Mandriva Maroc, sur l’open source et l’économie de l’entreprise. M. Najib Tounsi, professeur à l’EMI, et directeur du bureau du W3C au Maroc fera une introduction sur l’open source, et M. Belhaj El Graini, professeur à l’EMI, et éminent expert en réseaux et télécommunications présentera les différentes solutions libres de virtualisation. L’équipe de Ubuntu Maroc sera représentée par M. Islam Abou El Ata qui présentera la solution de cloud computing privé Ubuntu Entreprise Cloud. Une table ronde sur les logiciels libres au Maroc clôturera l’évènement.

En parallèle à ces conférences, se dérouleront 12 ateliers sur des technologies libres aussi variées que la plateforme Android de Google, les solutions JEE, ou Asterisk pour la VoIP.

Un évènement à ne pas rater pour tous les passionnés de logiciels libres au Maroc!

Et comme d’habitude, l’entrée est LIBRE!

Site Web de la Linux Party 2010

Programme dans la suite…

(more…)

Par Omar in: IT, Maroc, Open Source |
20
Jan
2010
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Blog nominé aux Maroc Blog Awards

Il y a de cela quelques jours, j’ai eu l’agréable surprise de voir un article de ce blog nominé aux Maroc Blogs Awards, dans la catégorie “Article de Blog de l’Année”. Il s’agit d’un comparatif réalisé sur les tarifs des banques marocaines, et qui a été jusqu’à ce jour consulté par plus de 3000 visiteurs.

Si vous avez apprécié l’article, merci de laisser un vote sur le site des Maroc Blog Awards.

La cérémonie de remise des prix aura lieu le Samedi 25 Janvier 2010 au théatre Mohammed VI à Casablanca.

Par Omar in: Uncategorized |
27
Dec
2009
6

Comparatif des offres Internet 3G au Maroc

Internet 3G Maroc

Le parc des abonnées aux offres Internet 3G au Maroc a dépassé, pour la première fois en 2009, le nombre des abonnés aux offres ADSL. Selon le dernier rapport de l’ANRT, on compte à fin Septembre 2009, plus de 560 000 abonnés aux offres Internet 3G, contre moins de 480 000 abonnés aux offres ADSL. Le marché 3G est détenu à 60% par Wana, 20% pour Maroc Telecom, et 20% par Méditel. On constate d’ailleurs une diminution du nombre des abonnés ADSL sur le 3ème trimestre 2009, sans doute convertis aux offres 3G des concurrents de Maroc Telecom.

Alors que dans la plupart des pays, la technologie 3G est réservée majoritairement à l’accès Internet via des téléphones mobiles, on remarque paradoxalement au Maroc que son usage est très majoritairement orienté pour l’accès Internet via des ordinateurs. Comment expliquer ceci? Tout d’abord, le taux de pénétration de la téléphonie fixe est assez faible. Le Maroc dispose de moins de 1 300 000 lignes fixes (hors lignes en mobilité restreinte de Wana), soit un taux de pénétration d’un peu plus que 4% de la population. Lancer des offres d’accès à Internet en visant uniquement des clients disposant de lignes fixes, revient à restreindre fortement la cible. Ensuite, les tarifs de dégroupage total imposés par l’opérateur historique, Maroc Telecom, sont tellement élevés, qu’ils découragent tout opérateur de se lancer sur le créneau d’accès Internet via ADSL.

Les offres d’accès à Internet via 3G se sont donc multipliées. Comment alors faire un choix parmi les offres proposées? On retiendra 3 éléments principaux : le prix, la qualité de connexion, et la couverture réseau.

Le prix :

Avec ou sans engagement, le prix pour une connexion de 1.8 Mbps est pratiquement le même chez les 3 opérateurs : 200 DH / mois. Il s’agit bien entendu d’un débit théorique, donc jamais atteint… Maroc Telecom et Meditel offrent également des débits plus élevés de 3.5 et 7.2 Mbps (vous avez bien lu que c’était théorique?), pour lesquels il faudra débourser respectivement 350 DH et 600 DH.

Le prix d’achat d’un modem 3G va de 400 à 500 DH, mais il est offert en cas d’engagement pour 18 mois chez Wana, ou pour 24 mois chez Maroc Telecom ou Méditel.

La couverture réseau :

Si vous habitez dans une grande ville au Maroc, vous êtes à priori couvert par un réseau 3G. Mais en jetant un coup d’œil rapide aux cartes de couverture 3G des opérateurs, il semble que Wana prend les devant. Toutes les villes de plus de 100 000 habitants (à l’exception de Laayoune) sont couvertes par la 3G. Méditel vient en 2ème position avec une couverture légèrement inférieure à celle de Wana. Maroc Telecom ne fournit pas assez d’informations, mais semble être loin derrière en matière de couverture. D’ailleurs, ses modems sont configurés pour basculer automatiquement en connexion GPRS (donc 2G), en cas de non disponibilité du réseau 3G. Inutile de préciser que le débit peut être divisé par 20, voire plus…

La qualité de connexion :

Le véritable point faible de l’offre 3G au Maroc. Il suffit de faire un tour sur les forums (ici, , ou ) pour avoir une idée sur la déception dont font part beaucoup d’utilisateurs. La raison en est simple : certains réseaux ont été mal dimensionnés pour faire face à un tel engouement des marocains pour Internet. Du coup, tout le monde se retrouve à se plaindre de débit souvent médiocres, et de coupures fréquentes.

Sur ce point, il est très difficile de faire un comparatif, tant les éléments varient d’un quartier à une autre, et que les débits varient beaucoup selon l’heure de la journée. Mais beaucoup d’utilisateurs reportent qu’il existe un avantage relatif de Wana par rapport à ses deux concurrents. Pas étonnant donc qu’il s’approprie 60% de part de marché.

Ceci dit, Wana devient de plus en plus victime de son succès, et la qualité de la connexion s’en ressent. Sans investissements massifs dans l’amélioration des débits actuels, il risque de perdre son avantage concurrentiel sur le marché. Méditel continue de déployer son réseau au Maroc, et compte améliorer sa couverture et la qualité de son débit. Maroc Telecom, confronté à une stagnation des abonnements ADSL, mise beaucoup sur la 3G, où le potentiel de croissance est désormais le plus élevé. Il compte investir massivement pour rattraper son retard et améliorer la qualité de son réseau. Et la donne risque rapidement de s’inverser en matière de parts de marché.

Conclusion :

On a donc vu que la comparaison au niveau des prix était inutile. Ils sont quasiment les mêmes chez les 3 opérateurs. Comment se décider alors? La meilleure solution serait de tester la qualité du réseau 3G des 3 opérateurs dans l’endroit où l’on compte se connecter le plus (à son domicile par exemple). Empruntez les modems des 3 opérateurs de chez des amis, et voyez avec lequel vous êtes le plus satisfait!

Et vivement le Wimax!

Par Omar in: IT, Maroc |
23
Dec
2009
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La LoCo Team Ubuntu-ma officiellement reconnue!

Ubuntu-ma

Après d’intenses efforts de la communauté libre marocaine, la Local Community Team (ou LoCo team) Ubuntu-ma est officiellement reconnue par Ubuntu. Le principal objectif de Ubuntu-ma est de développer l’utilisation de Ubuntu au Maroc en organisant des évènements, conférences, et visites au sein des institutions académiques au Maroc.

Un premier évènement est organisé le Dimanche 27 Décembre 2009 à El Jadida. Une Install Party aura lieu dans les locaux de l’Ecole Pigier, et comprendra également des conférences et une table ronde. Un démarrage sur les chapeaux de roues donc pour Ubuntu-ma!

Espérons que les activités à venir seront régulières, et toutes aussi intéressantes :-)

Par Omar in: IT, Maroc, Open Source |
13
Dec
2009
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11 business models pour l’open source

Tux Money

Contrairement à ce que beaucoup prétendent, il est bien évidemment possible de faire de l’argent avec des logiciels libres. Certes, cela n’a pas grand chose à avoir avec le business model des logiciels propriétaires (payer une licence contre un droit d’utilisation), mais beaucoup d’entreprises de développement de logiciels libres fonctionnent très bien avec des modèles alternatifs.

Un article de Dana Blankenhorn détaille 11 business models utilisés aujourd’hui par des projets dans des domaines très diverses.

  • Support Ware : L’utilisateur paye une redevance (annuelle le plus souvent) afin de pouvoir bénéficier d’un support technique de la part de l’éditeur (via e-mail ou téléphone). Des entreprises comme Canonical (éditeur d’Ubuntu) ou Redhat fonctionnent sous ce modèle.
  • Product Ware : Vous achetez du matériel qui utilise un logiciel libre. Le prix du matériel est généralement supérieur à sa “vraie valeur”. Le surplus payé sert à financer le développement des logiciels libres qui le font tourner. Ordissimo, Linutop ou Android de Google utilisent ce modèle.
  • Cloud Ware : Le logiciel en client “lourd” est libre d’utilisation, mais vous devez payer pour accéder à la version “cloud” sur Internet. L’argent collecté servira à améliorer les fonctionnalités du logiciel, et tous les utilisateurs récolteront le fruit de leur abonnement. SugarCRM fonctionne exactement sur ce modèle.
  • Project Ware : Vous payez une entreprise pour vous développer un logiciel libre correspondant à vos besoins. IBM est particulièrement présent sur ce créneau.
  • SaaS Ware : Le droit d’utilisation du logiciel en SaaS (Software as a Service) est payé sur une base mensuelle ou annuelle. Vous pouvez ainsi accéder à toutes les fonctionnalités de votre logiciel, sans avoir à installer quoi que ce soit, en utilisant uniquement un navigateur et une connexion Internet. Zoho en est un très bon exemple.
  • Ad Ware : Il s’agit en général d’une version gratuite d’un SaaS. Le logiciel est financé grâce à la publicité.
  • Sugar Daddy Ware : Adossé à une grande entreprise, le logiciel libre bénéficie d’un soutien financier important pour continuer son développement. Eclipse est ainsi adossé à IBM, et OpenOffice à Sun Microsystems.
  • Foundation Ware : Une fondation est en charge du financement du logiciel. Elle collecte des fonds de diverses donateurs et les affecte à ses projets. Google assure par exemple une bonne partie du financement de la Mozilla Foundation, en échange du trafic généré par son navigateur Firefox sur les services de Google (grâce à la barre de recherche du navigateur). Il en est de même pour la Linux Foundation qui développe le noyau Linux, dont se servent par la suite de grosses entreprises comme IBM ou Novell.
  • Beg Ware : Vous n’avez aucune obligation de payer pour utiliser le logiciel, mais vous êtes vivement invités à verser une petite contribution (le plus souvent via Paypal). C’est en général le moyen de financement adopté par de petits projets qui emploient une ou deux personnes.
  • Tchotchke Ware : Vous ne payez rien pour utiliser le logiciel, mais vous pouvez acheter des produits dérivés (T-shirts, mugs, autocollants…) pour aider les développeurs.
  • Let’s Make a Deal Ware : Les développeurs sont totalement bénévoles, et apportent leur aide gracieusement au projet. Ce n’est pas un business model à vrai dire, mais c’est une étape par laquelle passent beaucoup de projets, avant de suivre un des modèles précédemment cités.

Bien entendu, il existe des projets qui utilisent plusieurs de ces modèles à la fois. La pérennité de projet dépendent fortement des moyens financiers dont il dispose, ne serait-ce que pour pouvoir embaucher des développeurs, et payer l’infrastructure technique qui héberge le projet. Les modèle des logiciels propriétaires, basé sur le paiement d’une licence, est condamné à disparaitre, ou au moins à évoluer vers des modèles plus flexibles, et moins contraignants.

Par Omar in: Open Source |
30
Nov
2009
4

Nouvelle Rubrique : Photos

Blonduos, Islande

Si vous êtes un visiteur régulier, vous aurez peut-être remarqué l’ajout d’une rubrique Photos sur le blog. Je partage ainsi quelques photos prises lors de mes voyages. Elles ont été prises avec un Lumix FX-12. Pas une bête de course en somme :-)

Je devrais ajouter d’autres photos au fur et à mesure.

Toutes les photos sont sous licence Creative Commons BY-NC, ce qui veut dire que vous pouvez librement les utiliser sous réserve de mentionner la source, avec interdiction de les utiliser à des fins commerciales.

J’attends vos commentaires :-)

Par Omar in: Photos |
23
Oct
2009
2

Des nouvelles de Lemix, la distribution Linux de l’EMI

Logo Lemix

Lancée en Février 2007, par un petit groupe d’étudiants de l’Ecole Mohammadia d’Ingénieurs (EMI), la distribution Lemix avait suscité beaucoup d’intérêt. Elle était d’une part la première distribution Linux marocaine, et répondait d’autre part à un réel besoin d’utilisation de logiciels libres scientifiques dans les universités et les écoles d’ingénieurs marocaines.

Pour présenter brièvement Lemix, il s’agit d’une distribution Linux basée sur Ubuntu et qui a pour vocation de fournir aux étudiants d’universités et d’écoles d’ingénieurs un outil qui rassemble un maximum de logiciels libres scientifiques, tout en s’adaptant au contexte marocain. Une partie des logiciels est traduite en arabe, et un support pour le fameux modem Sagem Fast 800 de Maroc Telecom est offert. Vous trouverez une liste détaillant les logiciels présents, sur une présentation que j’avais effectuée lors de la Linux Party 2007.

Le projet n’a malheureusement pas été repris par les promotions suivantes de l’EMI. Les logiciels et les besoins ont évolué depuis le lancement de la distribution, mais des efforts sont en cours, pour qu’une nouvelle version voit le jour.

Le projet Lemix était hébergé gracieusement par Intermaroc, mais le site a été brutalement suspendu par l’hébergeur. Il n’était donc plus possible depuis quelques mois de télécharger la distribution.

L’image ISO de Lemix est à nouveau disponible sur ce lien.

Pour toute question ou interrogation concernant Lemix, n’hésitez pas à me contacter.

Par Omar in: IT, Maroc, Open Source |
15
Oct
2009
6

Changements climatiques au Maroc : Ce qui nous attend

Maroc Sécheresse

De part sa position géographique particulière, le Maroc est un des pays les plus vulnérables au changements climatiques dans le monde. Son littoral de 3500 KM, sur lequel sont installés 80% des infrastructures industrielles et énergétiques, peut devenir un grave handicap en cas de remontée du niveau des mers. La sécheresse, devenue récurrente durant les dernières décennies, risque de devenir structurelle. Dans un pays où l’agriculture emploie 40% de la population active, on a de sérieux soucis à se faire. Ajoutez à cela une désertification et une déforestation accentuées, une pollution des nappes phréatiques et l’extermination de dizaines d’espèces animales et végétales.

Les analyses météorologiques au Maroc confirment une augmentation de la température de 0,16°C par décennie, une diminution de la durée des vagues de froid de 11 jours en 45 ans, et une augmentation des vagues de chaleur, en nombre et en durée. Les précipitations se concentrent de plus en plus d’un an, et sont généralement suivies par 3 ou 4 ans de relative sécheresse.

Une prise de conscience commence à émerger, mais dépasse rarement le stade d’intentions, ou de stratégies annoncées en grande pompe. Dans un pays miné par plus de 40% de taux d’analphabétisme, les mentalités sont difficiles à changer.

Mais à quel point le Maroc contribue-t-il au réchauffement climatique? Par définition, toute activité humaine émet du CO2. Un bilan des émissions carboniques réalisé en 1996 a permis d’établir que le marocain émettait en moyenne 1,82 tonnes de CO2 par an. Bien moins qu”un qatari (52 tonnes/an) ou un américain (19 tonnes/an).

En gros, les responsables du réchauffement climatique ne sont pas vraiment au Maroc. Mais on y contribue indéniablement. Un tournant économique important est entrain de se produire, et il serait temps d’en faire partie. Après avoir raté le train de la révolution industrielle, et de la révolution numérique, il ne faudra pas rater celui de la révolution verte. De l’énergie au bâtiment, en passant par l’automobile, ce sont des technologies qui peuvent être à notre portée, pour peu que la volonté politique et économique soient présentes.

Le déclenchement pourrait probablement venir du projet Desertec qui a pour ambition d’investir 400 milliards d’euros dans la production d’énergie solaire à partir des déserts d’Afrique du Nord et d’Arabie, pour l’acheminer ensuite en Europe. Le projet est pour l’instant en cours d’étude, mais s’il viendrait à se concrétiser, ce serait un véritable tournant dans la production énergétique mondiale, jusque là très dépendante des énergies fossiles. Au Maroc, ce projet pourrait transformer la structure énergétique du pays. D’importateur d’énergie à 98% de ses besoins, le Maroc pourrait alors se transformer en exportateur.

D’ici là, un profond changement de nos habitudes doit s’opérer dans nos déplacements, notre consommation électrique, la gestion de nos déchets… En attendant que les grands de ce monde décident à Copenhagen du visage qu’ils souhaitent donner à cette planète pour les décennies et les siècles à venir.

Si les questions environnementales au Maroc vous intéressent, je vous recommande vivement le blog de M. Taha Balafrej.

Ce billet est une contribution au Blog Action Day, consacré cette année aux changements climatiques.

Par Omar in: Maroc |

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